
Réveillé trop tôt pour un samedi, je sais que le ciel est annoncé clair en ce matin de janvier.
Et qui dit ciel clair en hiver, dit température négative.
Je suis bien au chaud sous ma couette mais une petite voix se met à chuchoter dans ma tête : « Lève-toi et file en hauteur profiter du lever du jour sur la chaîne des Alpes ! » …
Car oui, depuis les hauteurs dijonnaises, on voir plutôt bien les sommets des Alpes lorsque le ciel s’y prête.
Et force est de constater qu’en hiver, quand le froid est là et le brouillard en vacances, la visibilité est généralement plutôt bonne.
Je regarde la température annoncée au lever du jour : -7° C. C’est pas le grand nord mais quand même.
J’hésite.
Seulement voilà, la petite voix me harcèle : « Tu sais, le Mont Blanc doit être bien visible ce matin… »
Je finis par craquer et décide d’aller me poser sur le plateau à quelques 20 minutes de chez moi.
Plus de 300 km me séparent du Mont-Blanc et pourtant…
Le ciel est parfaitement dégagé et la température affichée sur le tableau de bord n’est que de -3° que ce soit en plaine ou sur les hauteurs.
On serait presque bien.
Il fait toutefois encore bien sombre à l’heure où j’arrive mais les premières lueurs du jour pointent à l’horizon.
J’installe l’appareil sur le trépied et commence à shooter. L’appareil a du mal à faire la mise au point et la petite bise qui souffle n’arrange rien.
La distance qui me sépare de la chaîne des Alpes et la faible luminosité ne m’aident pas non plus.
Je fais quand même plusieurs clichés l’histoire de ne pas être venu pour rien et profite surtout de ces instants magiques durant lesquels le temps semble suspendu comme si toute la nature admirait le spectacle.
Malgré le froid, assister au lever du jour est un moment vraiment privilégié, je ne m’en lasserai jamais.
Les morsures de l’aube
Le soleil est désormais bien présent et tente de réchauffer de ses pâles rayons une végétation recouverte de givre.
Je tente quelques photos mais le froid du sol totalement gelé remonte dans mes chaussures et me glace les orteils… je ne tiens pas très longtemps et mets un terme à cette petite séance matinale, non sans quelques regrets.
Sur le chemin du retour, alors que je redescends dans le Val-Suzon, la température affiche -6° C…
Je ne pense désormais qu’à une chose : boire un café bien chaud !


